
Airport
Officiellement nous sommes au printemps. Et même si sa présence est loin d’être affirmée, c’est l’époque où traditionnellement commencent à se préparer les vacances d’été. Et qui dit vacances, pour peu qu’elles soient un peu exotiques, dit avion. L’occasion pour nous de vous parler d’un des nombreux sujets que nous propose ce mode de transport.
Tous les experts s’accordent à dire que le trafic aérien peut doubler d’ici 2025 si l’on s’en réfère à la progression des dix dernières années. En chiffres absolus, si cette prédiction se vérifie, cela signifie qu’il y aura entre 3 et 5 milliards de voyageurs de plus qu’aujourd’hui puisque c’est en 2010 que le nombre de passagers aériens a dépassé les 5 milliards sur une seule année (soit presque 160 passagers qui embarquent par seconde !).
Pour faire face à cette croissance spectaculaire les compagnies aériennes privilégieront l’acquisition d’avions de plus grande capacité afin de maîtriser l’impact énergétique et les coûts sociaux. Mais pour accueillir ces appareils et surtout ces milliards de voyageurs supplémentaires, les aéroports eux aussi devront augmenter leurs capacités. Car l’intérêt tant économique que logistique des transporteurs ne sera pas de se disperser sur plusieurs plateformes, mais bien de concentrer leurs services et leurs connexions à une même adresse.
Les aéroports devront donc être plus fluides, plus grands et forcément plus éloignés de la ville Car c’est déjà là que ça « coince » : tous les voyageurs reconnaissent volontiers que s’il y a un moment pénible dans le déroulé d’un voyage en avion, ce moment se situe à l’aéroport : l’accès, le stationnement, le temps d’attente, la dépose du bagage, le passage de la sureté, le parcours jusqu’à la porte d’embarquement, l’embarquement lui-même, toutes ces étapes incontournables nécessitent une analyse très fine de la part des concepteurs sous peine de décourager, ou de rendre trop insupportable l’accès à un avion.
Ce phénomène d’entonnoir que représente l’aéroport pour atteindre son siège à bord se retrouve à l’arrivée, lorsqu’il faut le libérer pour rejoindre la terre ferme : débarquement, formalités de police, attente des bagages, ralliement à un transport urbain, trajet jusqu’à la destination finale, là encore la fluidité devra être de rigueur.
Quant à l’emplacement géographique de ces nouvelles plateformes, leurs dimensions phénoménales et le nécessaire regroupement des moyens laissent à penser qu’elles ne seront pas nombreuses dans le monde et ne concerneront que les capitales ou les très grandes villes… dont elles seront, pour des raisons d’espace, très éloignées. C’est ainsi entre autres que Le havre ou la région lyonnaise avaient été pressenties pour succéder à Orly.
Pourquoi pas si les moyens d’accès sont au niveau du défi à relever…et ne coûtent pas plus chers que le vol lui-même.
Roissy, Orly, Notre Dame des Landes,… affaires à suivre.
Carlos HADDAD
Directeur